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« De Arnaud BOUVIER (AFP) – Il y a 1 jour

STRASBOURG — Depuis plusieurs années, ils n’ont pas revu leurs enfants restés en Allemagne, patrie de leurs ex-conjoints: à travers l’Europe, des centaines de parents dénoncent les procédures allemandes… » lire la suite

Ce communiqué a été repris dans plusieurs journaux papier ou en ligne ces derniers jours. En voici quelques-uns, n’hésitez pas à nous envoyer le lien si vous en trouvez d’autres ! Merci…

Le Nouvel ObsLe PointL’ExpressLe ParisienL’Alsace

 

 

 

 

 

 

Chers amis et lecteurs,

Le sujet qui nous concerne a été longtemps ignoré par les médias, et par conséquent inconnu du public. Mais cela est en train de changer !

La récente entrée en vigueur d’un nouveau règlement européen (« Rome 3 ») qui permet désormais aux futurs époux d’Europe de choisir le droit qui sera applicable lors de leur éventuel futur divorce (eh oui!), a attiré l’attention des journalistes sur les cas de séparations des couples binationaux, en particulier en Allemagne.

Le magazine « Rights On » s’est penché  sur cette nouveauté juridique, et a pu constater que cet accord ne changera en rien le sort des enfants concernés, puisqu’il ne règlera que les aspects financiers du divorce…

Ma brève intervention dans ce magazine a pour but de faire connaître à l’Europe entière quel est le calvaire d’un parent séparé ou divorcé en Allemagne, lorsqu’il a le malheur de n’être pas Allemand…

Alors, à vos télés ce soir à 20h45 sur Euronews !

Si vous ne recevez pas cette chaîne, vous pourrez prochainement visionner le magazine sur http://fr.euronews.com/programmes/right-on/, en attendant de la retrouver sur notre blog. Bonne soirée !

Le 16 février 2012 était publiée une nouvelle question de Madame Joëlle Garriaud-Maylam, Sénatrice des Français établis hors de France. Elle n’a toujours pas reçu de réponse à ce jour. Madame le Sénateur interpellait le Garde des Sceaux quant aux conditions d’attribution de l’aide juridictionnelle en Allemagne pour les Français expatriés qui se retrouvent pris dans une procédure, en particulier en justice familiale.

Etant donné que de nombreux parents finissent par abandonner leur combat légitime pour conserver ou retrouver leurs droits parentaux, face au refus quasi systématique de leur accorder l’aide juridictionnelle que leur opposent les juges allemands malgré leurs revenus faibles ou inexistants, ce qui leur interdit de facto l’accès à la justice (pourtant garanti par la Convention Européenne des Droits de l’Homme), cette question est toujours d’actualité et mérite l’attention de Madame Taubira, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux…

voir ici la question de Mme Garriaud-Maylam

« Le Tribunal m’a retiré le droit de garde, le fait d’être étrangère a joué »

C’est ainsi que la journaliste du Monde titrait hier son article sur le nouveau règlement européen Rome III, censé régler (à nouveau) les problèmes d’enlèvements parentaux en Europe. Le titre fait référence à Marie Galimard-Geiss, interviewée plus bas dans le même article. lire l’article

Tout d’abord, je remercie tous ceux qui m’ont envoyé des messages de soutien depuis hier. C’est grâce à ce soutien psychologique que je peux continuer à me battre pour sauver mes enfants.

Maintenant, aux nouvelles du jour : je n’ai pas encore la décision de la juge, qui doit être rédigée et adressée officiellement aux parties. Mais une chose est sûre : Erwin ne passera pas ses vacances dans sa famille française cet été, une fois de plus.

Toutes les personnes présentes à l’audience (hormis le père et son avocate naturellement) sont d’accord sur un point : Erwin souffre d’aliénation parentale et doit me revoir rapidement. Mais d’un autre côté, cet enfant de 8 ans et demi, aliéné par son père, refuse de venir chez moi (il accepte de me voir, mais pas de dormir chez moi). La juge ne veut pas le lui imposer, et le laisse donc passer ces trois semaines de vacances d’été chez son père, pendant qu’Astrid sera en Vendée avec moi. Ou plus précisément, Erwin sera à la garderie de l’école pendant la moitié de ses vacances d’été, loin de sa famille française qui ne demande qu’à s’en occuper…

Par contre, je pourrai (enfin !) le rencontrer deux ou trois fois en présence de la psychothérapeute qui avait détecté la manipulation du père. Si ces rendez-vous se déroulent bien et que la psychothérapeute rend son rapport dans ce sens, la juge décidera alors de m’attribuer un droit de visite d’une journée (le samedi) tous les quinze jours. Sachant qu’Astrid a déjà un droit de visite d’un weekend par mois, l’organisation pratique de ces visites inégales reste encore à définir.

En résumé, une fois de plus, je constate à quel point la justice allemande peut être lente lorsqu’il s’agit de rétablir les droits d’un parent lésé, bien qu’elle soit capable de décider dans l’heure pour les lui retirer. Mais cette inégalité de traitement n’a certainement rien à voir avec ma nationalité française, m’affirme-t-on… c’est la procédure !

Je serai donc optimiste et ferai confiance à la juge, puisque c’est elle qui tient la vie de mes enfants et la mienne entre ses mains. Bien que je craigne que ces visites bien insuffisantes ne réveillent des souffrances refoulées, tant pour Erwin que pour moi-même, car il ne me verra que quelques heures sur tout l’été (par manque de coopération de son père, une fois de plus…), je me réjouis de pouvoir revoir enfin mon petit garçon, avec 15 cm de plus que lorsque je l’ai laissé chez son père pour deux jours, il y a près de deux ans…

Chers parents qui vivez ce calvaire, je vous souhaite de parvenir, petit à petit, à retrouver vos enfants disparus de vos vies. Ne perdez pas espoir, l’Amour est plus fort que tout…

Marie

Demain, 19 juin 2012, à 10h15, s’ouvrira une audience décisive dans la vie d’Erwin et la mienne : la juge décidera enfin si je pourrai revoir mon fils, et dans quelles conditions. Depuis près de 2 ans, toutes mes tentatives ont échoué…

Rappel des faits :

Le 5 septembre 2010, son père refuse de me le ramener, ainsi que sa soeur, alors que les deux enfants vivent chez moi, en Allemagne, sur décision de justice allemande. Il ment délibérément au juge en affirmant que j’ai l’intention d’enlever les enfants en France, en se basant sur ma demande de déménager à Kehl, près de la frontière française. Ma nationalité française suffit à convaincre le juge de lui transférer en urgence et sans m’en informer mon droit de garde pourtant entériné depuis 4 ans par son confrère…

S’ensuivent 18 mois de coupure de tout contact avec mes enfants. La prise d’otage psychologique d’Erwin et d’Astrid est activement soutenue par l’école sur ordre du Jugendamt, la famille allemande cautionne également, ainsi que la police qui vient dès que je tente de m’approcher de mes enfants. Le scénario du père fonctionne : je suis devenue une potentielle enleveuse d’enfants et dangereuse criminelle.

Le 17 juin 2011, soit il y a exactement un an, j’étais convoquée pour tenter d’obtenir un droit de visite. Mais le père réussit à convaincre la juge par de nouveaux mensonges que j’avais abandonné mes enfants et que je devrais lui verser une pension alimentaire. Constatant que la juge prenait le parti du père en me refusant l’aide juridictionnelle et en me condamnant à payer le kidnappeur de mes enfants, je bloquai aussitôt la procédure en déposant une demande en suspicion légitime. Ma demande finit par être rejetée , et une nouvelle audience fut fixée au 9 décembre 2011.

Lors de cette audience, la juge découvrit une autre version de l’histoire que celle répétée inlassablement par le père depuis des mois. Elle m’organisa une rencontre avec Astrid quinze jours plus tard. La rencontre se déroulant bien et Erwin refusant de me voir, la juge décida de séparer les procédures afin de m’accorder rapidement un droit de visite avec ma fille. Pour Erwin, elle ordonna une expertise psychologique afin de déterminer pourquoi il refusait de me rencontrer.

Le 8 février 2012, la juge Hedrich m’accordait donc un droit de visite avec Astrid (un weekend par mois en Sarre et les vacances scolaires en France). Mais le jour même prévu pour la première visite, le père faisant appel en invoquant toujours le même motif de risque d’enlèvement, la Cour d’Appel de Sarrebruck suspendait dans les 24 h mon droit fraîchement accordé… et je me retrouvais une fois de plus en Allemagne, sans ma fille. J’annonçai alors aux autorités allemandes mon intention de revenir vivre en Allemagne. Une semaine plus tard, la Cour d’Appel rejetait l’appel du père et me confirmait mon droit de visite tel qu’accordé en première instance… Depuis, Astrid a passé ses vacances de Pâques en France et me voit un weekend par mois.

Le 13 mars 2012, la psychologue rendait son rapport au tribunal concernant l’attitude d’Erwin à mon égard. Conclusion : cet enfant est clairement manipulé et n’a aucun motif de rejeter sa mère ; il faut donc d’urgence organiser des visites avec moi pour contrer l’aliénation parentale qui s’installe. Plus d’un mois plus tard, n’ayant toujours pas été informée de la remise de ce rapport, j’appelai le tribunal qui le fit parvenir à mon avocate le 26 avril 2012. Aucun délai n’était fixé pour remettre des conclusions, ni aucune audience prévue comme le demandait la psychologue. Le 26 mai arriva enfin une convocation pour une audience fixée au 19 juin 2012.

Se sont écoulés plus de 3 mois depuis que la psychologue a informé le tribunal du danger que représente l’aliénation parentale exercée par le père sur Erwin, et qu’elle a demandé d’organiser en urgence des visites avec moi.

S’est écoulé plus d’un an depuis ma requête en référé pour obtenir un droit de visite avec mes deux enfants.

Mais surtout, ils ne s’écouleront que 10 jours entre l’audience et le début des grandes vacances (29 juin 2012). Comment organiser des visites accompagnées comme le préconisait la psychologue dans son rapport? La juge devra donc décider demain si elle laisse Erwin seul à la merci de son père coupable de maltraitance psychologique (l’aliénation parentale est une atteinte à l’intégrité de l’enfant) pendant les 3 premières semaines de juillet, ou si elle l’autorise à passer ces vacances avec sa petite soeur et sa maman en France dans sa famille maternelle, qui ne l’a pas vu depuis deux ans.

Bien entendu, je vous informerai du résultat de cette audience décisive dès que j’en saurai plus… et je vous remercie de l’intérêt que vous portez à tous ces pauvres enfants victimes de la méchanceté humaine, les miens comme les autres.

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